Comme promis : un article racontant la fôôôôôlle soirée co-co-co-co-co-co-organisée par Heights et lu et approuvée par Powpy.

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Une soirée avec de l'alcool (et des diabolos fraises), du sexe (si peu), et un peu beaucoup de rock&roll.

Cette soirée, -le soir de la Saint Patrick- était partie pour être un fiasco monumental : des tas de trucs plus fendards au programme dans le Havre ; des beuveries principalement... on pensait n'avoir personne et finalement non seulement on a rempli la salle mais on a failli refuser du monde.

La soirée était composée de trois concerts entrecoupés de sessions slam (et de babyfoot) ; ma mission très très spéciale était de parvenir à filmer une soirée de près de 5 heures avec une cassette d'une heure et de maintenir en vie la caméra au milieu des pogos tout cela avec une grippe carabinée et 39 de fièvre.

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Bref, j'ai quasiment rien vu des concerts trop occupée à vérifier le cadre, à pousser les gens de devant l'objectif, à maudire le bassiste trop excentré ou le guitariste qui veut pas rentrer dans le champ.

Premier groupe : Green fist, pour l'instant un groupe qui tourne sur Rouen qui nous servait son set en accoustique ce soir.

J'avais pu assister à une partie des balances et j'étais très soulagée de ce que j'entendais, parce que faire un choix dans les groupes qu'on passerait a pas été super évident, qu'il a fallu faire des sacrifices et que finalement ça semblait être la bonne option. C'est têêêêllement gratifiant.

Des compos intéressantes même si la soirée était peu propice à l'écoute assidue des paroles. En cherchant des comparaisons j'en trouve pas forcément ce qui, en soit, est un bon point. Environ une petite heure de concert, de groupies en furies au premier rang et une affaire de plus à suivre dans la région !

Ensuite, la première session slam avec des textes persos mais aussi du Vian, première salve un peu nawakesque et accueil mitigé cochon d'inde d'un slammeur particulièrement obsédé par les femmes. Nos deux animatrices de choc annoncent le second groupe : un duo classique flûte traversière / guitare. Rien à signaler mis à part le vide soudain de la salle, partie se ressourcer au Bar (ou commencer à vomir entre les voitures). Là encore une bonne sélection de notre part je trouve, ça n'a pas paru long même pour les néophytes dont je fais partie en matière de classique. Encore des Rouennais. Ouais  on s'est dit que les Stones, c'est un peu dépassé.

Deuxième session slam plus intimiste, on découvre des talents cachés à des gens que l'on croise depuis quelques temps déjà et ça rend tout beaucoup plus festif, surtout que le troisième groupe se fait appeler par un premier rang recomposé exclusivement de bretons massifs.

C'est le premier concert d'Aniki, un groupe fraîchement formé, donc pour éviter un éventuel bide, la moitié de la Bretagne a fait le déplacement. Résultat : un groupe qui finira submergé de sous-vêtement, les seuls pogos de la soirée, et la présidente de l'assoc qui se lâche sur le dancefloor. Le son fait penser selon pas mal des spectateurs à du Noir Désir et ça a l'air de plaire à l'assistance. Le set se clôt sur un Where is my mind aux paroles assassinées mais on dira qu'c'est pas grâve.

A ce moment là j'ai plus que 30 secondes de cassette. Je m'autocongratule d'avoir réussit à avoir la majeure partie de la soirée et me demande c'qui va se passer main'nant.

Après moultitudes de discussions avec tout plein de gens, de cris de guerres Normand se percutant aux beuglements de barbares bretons, mme la présidente m'indique que Green Fist revient jouer... sachant que la moitié du public leur est acquit on sait qu'on est pas couchés.

Le reste de la soirée consistera entre un match entre les deux salles faisant fonction de vase communicant : à ma gauche la salle du bar avec ses Bretons déchaînés, ses match de babyfoot et sa bière coulant à flot et à ma droite la salle de concert à tendance dancefloor où le groupe joue toutes ses chansons et plus encore.

On a essayé de les avoir à l'usure pour pas avoir à leur rembourser leurs frais de route mais finalement ils sont plus resistants qu'on le croyait.

Bref c'est là que perso, j'ai pris le plus de plaisir : plus d'obligations, un pari déjà réussi... alors il restait plus qu'à se lâcher ! Alternance de rythmes, on ressort du placard les vieilles chansons presque oubliées et les nouvelles pas terminées pour finir à la batterie dans un dernier rush musical sous forme de bouquet final.

Quand le moment fut venu de voir le spectacle d'arrêter -ou alors j'en connais qui auraient eu des moignons à la place des doigts et une rupture définitive des cordes vocales- le groupe conclut sur un "bon tous au lit maintenant !"

Au premier rang une petite voix qui se croit inaudible : "ensemble ?"

Sinon vous pouvez trouver les trois garçons dans le vent ici : www.myspace.com/greenfist (ne pas se fier à la piètre qualité des démos)(c'toujours mieux en live t'façon) et même qu'en débutant le rangement c'est moi qui ait mis la main sur la set list -que je compte revendre cher, très cher, dans 5 ans-.

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Merci encore à tous ceux qui ont fait le déplacement, vous en avez eu pour vos 2€ et nous pour nos efforts !

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Powpy speaking : mon rab de photos !!