Aujourd'hui je voudrais vous parler d'un disque culte d'un groupe culte (culte dans ce sens veut dire "méconnu mais quand même si vous connaissez pas vous puez un peu").

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Tout le monde a déjà entendu le classique Teenage Dirtbag, véritable hymne pour ados marginaux, enfin si vous, ça vous dit rien voici toujours :

La voix féminine étant celle de l'actrice Mena Suvari (American Pie principalement) puisque cette chanson est apparue sur la B.O de la sous-production hollywoodienne Loser en 2000. Pas la peine de préciser que le single s'est mieux vendus que le film...

L'album a suivi et a profité de cette publicité inespérée (du coup ils ont pu engager Brittany Murphy pour le clip de leur second Single : http://www.youtube.com/watch?v=SBvlVutxMRU), les ventes ont battus des records et l'été 2000 en fut d'autant plus frétillant.

L'influence du disque est maintenant établie depuis 7 ans : on ne se lance pas dans la musique aux USA sans avoir jeté une oreille à Wheatus.

Malheureusement, le groupe a eu la mauvaise idée de pactiser avec Sony, qui leur a mis des rouleaux compresseurs dans les pattes à la sortie de leur second opus qui finalement passera totalement inaperçu ! Mais rassurez vous, tout est bien qui finit bien puisqu'il y a eux ans le groupe est libéré de ses obligations et réussit à récupérer leur disque et ses droits, il ressortira en 2006 renommé : Suck Fony ! (jolie contrepétrie) et Brendan B. Brown (leader à forte ressemblance avec Bono) déclarera :

We used to be signed to Sony.

Have you ever worked in an office, or a fish market, or for a small pool cleaning company and not quite been sure what your job was, who your boss was,  who you were? 

Have you ever wondered how much more corporate cock your ass can take?

(Nous étions signés chez Sony. Avez vous déjà bossé dans un bureau, ou un marché au poisson, ou une entreprise de nettoyage de piscine sans jamais être vraiment sûrs de quel était réellement votre boulot, qui était votre patron,  qui vous étiez ? Vous êtes vous déjà demandés combien de B**** corporatistes votre c** pouvait supporter ?)

Vous pouvez toujours checker : www.wheatus.com (le site a été refait dernièrement il est pas simple à parcourir mais le mini-site sur Suck Fony vaut le déplacement)(et ils ont un myspace aussi mais la flemme).

Maintenant l'album en lui même :

Court. Mais bon.

Un concentré de 10 titres ayant chacun une histoire propre (sauf a Little respect qui est une reprise des Erasure :

  années 80 poweeer ! Et pour la comparaison : ).

Parfois, c'est du carrément n'importe quoi. Ecrites pour faciliter le flot gargantuesque du chanteur, il prend souvent la premiere rime qui lui vient en tête. Exemple :

He's just a pimp with a limp and some vaseline
He told me to "Look, over there!" and stole my nectarine
Said, "Don't turn your back on me black, I'm a sex machine"

Bref il faut connaitre les bases de la culture pop américaine (ce n'est pas SALE !) pour en comprendre la moitié.

Quand elles ont un sens, les paroles sont un peu Peace&Love pour des New Yorkais (sauf pour la chanson Punk Ass Bitch tout de même : It's just a testimony, that you're full of bologna, that you're a stupid shit-ass, a meathead, guido, pass gas But you have got no class, no style, no social skills, no comprehension, I can't deal with this idiot, yeah I must admit that he's a punk ass bitch) et d'ailleurs ça sonne très beaucoup Californien.

Vous aurez compris que ce qui est intéressant ici c'est le renouveau, le jamais-vu musical (sauf pour les intros les gars franchement... c'pas bien de pomper), la nervosité amenant une surprenante détente des zygomatiques, l'interprétation virevoltante de Brendan et le soin amené à la finition de chaques titres.

Moi ma préférée est une des plus calme, seconde de l'album :

Sinon je vous conseille la 8 (comme toujours) Love is a mutt from hell ; Punk ass bitch -qui vaut le coup rien qu'au titre- et la dernière, y'a que les 'ricains pour nous clore leurs albums avec des VRAIES conclusions (wannabe Gangstar, avec un rap inattendu du sieur Brown et des rires d'enfants, mais ça, on s'en branle légèrement).

En définitive Wheatus est à l'image de sa pochette : jaune et bleu. Bleu pour le côté naïf, peu concerné des propos et des thémes et jaune pour la pétillance magistrale et le soleil dans les oreilles qui en résulte.

Ecoutable avec son p'tit frére en sautant comme des barges partout dans la maison, avec ses best pal en imitant la voix Daffy Duckienne du chanteur, tout seul pour se mettre en forme le matin, mais pas en couple je le crains.

Look & package : 4,5/5 (c'est craignos mais tellement bien calculé), Musique 4/5, paroles 3/5, et live 3/5 (ils sont un peu rouillés d'puis l'temps) c'qui nous fait : un 14,5 arrondi à 15 pour me faire plaisir.

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