30/08/08
Rock Insane [Rock en Seine 2008 - Second Day]
Ce second jour de festival a commencé pour moi avec une courte rencontre musicale : DB Clifford, canadien sans accent, copie artistique conforme à Jamiroquai. Le côté provoc' en moins, pour avoir assisté à quelques unes des blagounettes du jeune homme, je ne peux m'empêcher de penser que les canadiens ont une sens de l'humour à part. Ou alors ce sont les français. Enfin. On n'est vraiment pas pareils.
Je zappe rapidement, même si c'est assez agréable pour commencer la journée et se décrasser les oreilles.
Louis XIV attend sur la grande scène et il y a encore assez peu de monde, j'ai donc une place de choix pour observer le spectacle assez assourdissant.
D'abord la bannière, effigie du roi éponyme, dans son jardin d'hiver, ça c'était fort.
Puis les avancées du leadsinger relayée par les grands écrans où sa silhouette se découpait dans le ciel bleu de saint-cloud, bordée par des arbres laissant aller leurs feuilles au vent.
Beau. C'était.
Bon. Aussi. La musique.
Pourtant le public ne s'enflamme pas.
Je suis ensuite un peu déçue par les jeunots de Brooklyn, futures "stars du rock français". Mwouais. Ben non. Quand on pense que les sélections Avant-Seine ont révélé des gens comme les Hushpuppies, Stuck in the sound, Neïmo ou Francy, ceux-ci ne relèvent pas à mon goût la comparaison.
Le chanteur n'est qu'une pâle copie de Johny Borell qui lui-même n'est qu'une pâle copie d'un grand n'importe quoi. Si le tout m'a assez ennuyé, une chanson a attiré mon attention : agglomération de petits bouts de gimmicks piqués à droite à gauche, je me suis insurgée très fort à son écoute. Pas retenu le titre. Pas envie de chercher. Passe mon tour.
Kate Nash est mignonne, mwoui. Elle fait des chansons pop qui restent dans la tête, mwoui. Mais en live : ça ne casse pas des briques. Le genre de fille qui devrait rester en radio, faire des showcase de temps en temps et basta. C'est mou du genou et ça prend la place de gens bien plus méritants.
Mon grand moment arrive : 20h05, les Raconteurs. Tout simplement magistral. Une leçon de Rock en live. J'ai été étonnée et étonnée d'être étonnée de ne pas m'être ennuyée pendant les instrumentaux. Ce qui est la base d'un groupe quand même. Pas un membre plus haut que l'autre, une répartition parfaite des talents et une mise en valeur intelligente par les choix de scène et de set. Un des meilleurs concerts de ma vie. J'ai très hâte de les revoir, un format plus long qu'en festival devrait être encore meilleur.
Puis il faut se dépêcher pour aller quérir les Justice sur la scène de la Cascade que je rebaptiserai mentalement "scène de la cagade" puisque rien ne servait de courir... En effet, ils n'apparaîtront que 45 minutes plus tard. Retard plus que suspect puisque premier de la saison. Certes le concert des raconteurs a pris 10 minutes de plus, mais ça n'explique rien.
Justice arrive et semble contenter leurs milliers de fans. Je reste sur ma faim. J'ai déjà vu bien mieux et surtout bien plus efficaces chez des petits dj sans prétention (à y réfléchir, un dj est toujours plein de prétention mais vous voyez le topo). La mise en scène est clean, ils savent maîtriser leur image c'est sûr. Mais celle-ci a pâti de leur retard et quand une panne technique glace tout le monde pendant deux à trois minutes c'est la fin de mes espoirs. Justice ouais... à la radio aussi alors. Et c'est dommage parce que c'est le genre de musique qui se prête à être écoutée avec 40 000 autres personnes.
Nous partons enfin d'un pas las mais tout de même vigoureux vers le concert d'... enfin de la tête d'affiche quoi. Rappelons qu'elle l'était déjà l'année dernière et avait annulé la veille de sa prestation. Cette année elle a fait mieux : elle a annulé trois quart d'heures avant. Ben oui. Faut bien entretenir le mythe.
Lorsque j'ai vu le panneau brandit par une pauvre fille dévouée à la cause annonçant qu'il n'y aurait pas de concert j'ai pensé que la seule excuse que je trouverai à l'autre loque serait sa mort. En fait non. Elle est en vie et à Londres, mais ça c'est le frontman de The Streets qui nous l'apprendra.
On est bien content qu'ils aient pu bénéficier de la grande scène les Streets, parce que ça leur va fort bien. La lumière, l'énergie, le son : tout était en place. Une fin de festival très intelligemment programmée (j'en connais à Evreux qui devraient s'inspirer...). Une vraie découverte en live, de la pertinence dans les propos. Les blagues lourdingues sur la grande absente de la soirée comprises.
Débarquer avec un éloquent "as you can see, I am not Amy Winehouse" et poursuivre par un "Excuse her, she's in London... smoking crack !", c'était beau.
Reprendre "Rehab" en fil rouge toute la soirée, aussi.
On avait tord de ne pas écouter DB clifford qui déclarait à 15h déjà "j'ai eu un coup de fil d'Amy, elle m'a dit que je pouvais la remplacer ce soir, donc on se dit pas au revoir", on avait tord de ne pas écouter Jack White braillant une blague toute aussi drôle mais intranscriptible.
Un rock en seine qui valait le coût... pour 50 euros et sans grands frais supplémentaires (sur place j'ai dépensé environ 8 euros par jours en boissons et nourriture, rien en déplacement et rien en hébergement), mais je comprends que beaucoup hurlent à la mort avec leurs 80 € pour les deux jours, leurs 20€ de camping (ou pire) et leurs billets de trains.
Je m'imaginais ce festival au dessus de tout ce que j'avais connu, mais je dois avouer qu'il n'arrive pas -cette année- à la cheville de l'édition 2005 du Rock dans tous ses états d'Evreux par exemple (ou même le 2006 d'ailleurs).
J'avais juré à tout le monde qu'on ne m'y verrait pas (surtout à cause de la choucroute) mais l'apparition de Carl&Co à l'affiche et un prix cassé m'ont forcée à bouger mes fesses, je ne regrette pas, mais objectivement, j'attendais mieux, beaucoup mieux.
01/04/08
Des concerts, ya bon ya bon
Nouvelle annonce officielle du comité NAAMB (tadah.) :
Dans le série on va à des concerts arty (toujours plus haut toujours plus fort), nous avons dans un premier temps le concert de Nosfell le 7 Avril au Magic Mirror à Puteaux (enfin au parvis de la Défense ça fait plus mieux), avec toute l'équipe Naamb au complet. Et ouais, on est comme ça nous.
Ensuite tous les membres moins un, ouais Moipoopie et Heights, on va voir Adrienne Pauly à la Flèche d'Or-que-c'est-gratuit le 9 Avril.
Sinon je tiens à signaler diverses évènements :
- Pour le Rock dans tous ses Etats, l'ensemble de l'équipe se tâte après le fiasco de 2007. Enfin certains plus que d'autres car moi perso j'ai déjà mon pass deux jours, haha. Ce qu'il y a de dispo pour la prog de 2008 :The Gossip, Beirut, Camille, The Do, John Butler Trio, Battles, Agoria
et Alister, 65daysofstatic, Girls in Hawaï, Ez3kiel, My Brightest Diamond, Why?,
Dub trio, James Deano, Moriarty, Melt-Banana et Envy.
- Il y a un festival à Harfleur didiou. OUAIS. C'est Ouest Park Festival. Ca vous troue le cul hein. Bref y a surtout Fancy (hiiiiiii) et les BB Brunes (pas les fringues on a dit) le même jour, et les Hushpuppies (peut-être un jour on arrivera à les voir) le jour d'après.
Donc moi j'hésite mais en même temps j'ai plus envie d'hésiter mais tout de même... ARGENT !!
- Et enfin on me dit dans mon oreillette qu'il a AUSSI le Festival des Femmes s'en Mêlent partout en France, et que donc par exemple les Robots in Disguise passent au Havre, peut-être peut-être, et Peaches à Paris mais apparemment ce sera vraiment un DJ Set donc very moins bien qu'un de ses vrais concerts.
24/02/08
Stage of the Art au Palais de Tokyo le 22/02/2008
Stage of the Art était donc un concert Arty comme prévu, dans une salle minuscule et tellement à moitié vide que ça nous fait mal au coeur de penser aux tas de gens qui n'ont pas pu avoir de billets. Mais nous on en a, alors penser aux autres, ça va un temps.
Comme Powpy et moi sommes des blogueuses musicales de classe internationale, nous arrivons avec les 20 minutes de retard nécessaires. En plein pour les deux dernières chansons de Paris Motel.
Je ne me prononcerai donc pas sur cette première première partie -oui parce qu'il y en a eu trois des premières parties-, mais plutôt sur la Seconde : Laura Marling.
Voix agréable, attitude désagréable.
Apparemment l'organisation était dans les choux mais bon, on est pro ou on ne l'est pas. Si on est pas content d'être sur scène on laisse sa place à quelqu'un d'autre (c'est vrai, les anglais talentueux c'pas ça qui manque on aurait voulu voir du Blur, du Oasis, ou encore j'sais pas moi, les p'tits Beatles, ça aurait pu les lancer une soirée pareille).
Question musique, c'est dans l'air du temps, une voix cassée, une jolie guitare, des mots qui font jolis à l'oreille mais dont le fond n'est pas tellement à creuser, c'est un bon amuse-gueule, mais je ne sais pas si je m'intéresserai personnellement à la demoiselle à l'avenir.
Troisième première partie : stupeur et tremblements. Petit échantillon de réactions du public :
"Aïe" (quand on a compris que le Larsen était en fait là exprès, et qu'il durerait le temps d'une chanson (6 minutes, la chanson)
"Pourquoi il joue de la guitare le régisseur ?"
"C'est quoi ça ?"
ou encore
"Non, mais il est là pour meubler, c'pas possible."
Les auteurs de ces citations se reconnaîtront. Quand au "musicien" très... expérimental qui nous a servi une chose peu commune et qui a raison de l'être, on ne trouve son nom nulle part.
Mais l'ombre ça a du bon, parfois.
Puis les 20 minutes d'attentes nécessaires à faire trépigner légèrement la salle sur la moquette.
Et ça :
Ils entrent. On les acclame. Ils disent des choses. Je ne comprends pas tout. Mais je comprends la musique.
Et si les premières chansons sont nouvelles, elles n'en sont pas moins bonnes. Je ne vois pas d'évolution flagrante, et ça ne me gêne pas. Les Dirty ont hérité du côté "old fashioned homy sound" des Libertines, et ça sécurise. Tant qu'ils sont là, le flambeau n'est pas mort.
Nous aurons aussi droit à trois extraits de Waterloo To Anywhere : DeadWood, Bang Bang, Doctors & Dealers & Gin&Milk.
[Photo By Powpy]
Trois quart d'heure de concert, un rappel. Pas de batterie mais une guitare électrique pour un concert acoustique c't'étrange. On notera une chanson solo de Didz et un tempo moins énervé pour les nouvelles chansons qu'ils nous ont présentées.
Il y aura quelques invasions de la scène, dont une visible à la fin de la vidéo de Bang Bang et une après la fin du show, où le supposé "père de Didz", Roadie des DPT, fera preuve d'une autorité sans faille en beuglant un poitraillant : "Get out that fucking stage YOU CUNT !". C'était beau. Nous l'appellerons dorénavant exclusivement Roadie Killeur.
Le nouvel album sortira "when it's ready" dixit Carl B. himself, qui au départ voulait le livrer directement sur le net (à la manière du dernier Radiohead). Il a ajouté qu'il restait encore quelques mixages à faire et des finitions à ajouter mais que "Soon". Les news qu'on s'en fout mais que ça fait toujours plaisir de le savoir :
- Gary est le plus gentil de tous les membres du groupe qui sont tous très très gentils (et il joue très bien du tambourin en observant une danse guillerette)
- Anthony ne sait pas dessiner les oiseaux (il demande à moi de le faire)
- Didz a décidé de devenir George Harrison et il moustache ardemment (et c'était le plus bourré des quatre sans vouloir balancer)
- Carl avait un costume très très classe à fines rayures que je lui ai pas demandé qui l'avait dessiné, il a fait des photomatons dans le photomaton du Palais de Tokyo (qui va devenir un lieu de culte) et il a chanté France devant les toilettes pour Homme à deux fans Belges mais n'a pas souhaité être enregistré parce qu'il est timiiiiiiide.
Voilà. J'ai réussis à faire une note sans passer pour une groupie. Comme j'avais promis juré à Dame Powpette, alors pour me fourvoyer complètement voici une preuve accablante que je ne suis pas la revieweuse sérieuse que je parais être :
[Photo By Powpy, vêtements par H&M, fontaine by Parc de Saint-Cloud, figuration lumineuse by me]
14/02/08
Hot girlzzzz
Juste pour nous la péter ici aussi (y'a pas de raison), donc officiellement, je vous l'annonce, Powpy & Myself faisons partie des chanceuses à avoir décroché des billets pour Stage of The Art première soirée au Palais de Tokyo.
With Laura Marling et... Les Dirty Pretty Things.
Oui. On se déplace pas à un concert Arty après avoir fait tous les ponts de Paris pour trouver des places JUSTE pour le plaisir d'aller voir un concert Arty.
Bref, ça me déboussole, en cherchant un complément d'info j'ai même tapé "tokyo hotel" au lieu de "Palais de Tokyo", et ça fait très très peur.
Le 22 février donc ce sera ma revanche d'avec Carl. Après une première rencontre des plus explosives, cette fois on sera en acoustique pour éviter la surchauffe
On est tellement contente qu'on a décidé de se faire un marathon de concerts le lendemain et d'aller voir mon deuxième groupe préféré de la (bonne) scène parisienne : Neïmo.
Pourquoi ? Mais parce que ce sont les stuck in the sound mais en plus énervés et avec la voix éraillée.
Alors autant leur faire de la pub... en plus c'est entrée libre
ET C'EST POWPY QUI FERA LA REVIEW ! OUIIIIIIIIIIIIIIIIIIII !
15/12/07
It's Festival ! - Stuck in the sound 14 décembre à la Flèche d'or
Raaaah Stuck in the sound qui organise un festival et qui joue tous les soirs de celui-ci.
C'est quand même un rêve que j'avais depuis septembre.
Et puis Stuck in the sound qui fait ça entrée libre, et ben, c'est un miracle du rock moderne.
Au moins.
Pour ceux qui ne connaissent vraiment rien à Sits, il s'agit d'un groupe de la nouvelle scène parisienne. Non ne partez pas, je ne parle pas de CETTE scène parisienne là. Aucun slim à signaler dans l'assistance hier soir, et la moyenne d'âge dépassait le brevet des colléges.
Fier d'un album "Nevermind the living dead" (titre hommage à Nirvana, vous aurez relevé), ils assument vouloir faire du rock français valable sur la scène internationale, et après les avoir vu en live, on ne peut que dire "ah bah ui, ui ui ui !".
Le It's Festival c'était une dizaine de groupes sur trois jours (12,13,14), jusqu'au bout de la nuit.
Nous avons eu le droit à The Mondrians, Go go Charlton & les Stuck, malheureusement le dernier train nous obligea au bougeage inopiné de fessier, nous manquerons donc Burning Heads, mais ce n'est que partie remise.
Donc un petit mot sur chacun :
The Mondrians sont Suisses, mais pourraient très bien être Normands, vu qu'ils me rappelaient étrangement un autre groupe question look, mais ça doit être l'air du temps. Bref, touffe capillaire, jeans et maigritude affichée. Du rock de grandes personnes chez des tout juste post-ado. Ca fait du bien à entendre, de là à pousser jusqu'à l'écoute p'tet pas, mais ça me dérangerait pas de les revoir. Bonne ouverture des hostilités dirons nous.
Go Go Charlton sont pas Suisses, et ça valait le coup de le préciser. Ils ont aussi des guitares, la dose de cheveux et des jeans, mais en plus ils ont des barbes, TOUS. (Oui j'ai joué au jeu des 7 erreurs et je vous emmerde). Ils parlent dans le micro avec des mots incompréhensible alors on hoche la tête, parce qu'en fait on a toujours la tête qui hoche en rythme. J'assume, j'ai trouvé ça "pas mal", mais c'tait avant de savoir qu'ils s'étaient vendus à l'ennemi interne : l'armée de Terre. Alors oui ok on est plutôt pacifiste en France, mais ça empêche pas que ces enculés ont volé une Journée (d'appel à la défense) de ma vie. Et je leur en veuuuuuuuuuux. Parenthèse refermée il s'agit d'une de leurs chansons qui a été choisie pour le spot "l'armée, ça vous gagne" ou approchant : écoutable là "your son"
Assez tourné autour du pot, entamons la dinde (ce qui pourrait être autrement formulé par un farfelu : BRING ME THE PIG !)
Stuck in the sound c'est : Toyboy tout l'été dernier, Delicious Dog en boucle depuis dès que je sors dans la rue, et I shot My Friend sous la douche, Waste quand je navigue sur internet, It's friday quand j'ai un peu trop bu, et tellement d'autres.
Enfin nan, pas tellement. Juste de quoi faire un album.
Alors quand ils attaquent avec LE bijou de l'album, Delicious dog donc, je me dis "hey ho attendez, j'ai pas le temps de savourer, faites pas les putes", et comme ça donne bien le ton, on se retrouve, Powpy & me, projetées en avant limite sur la scène (qui est assez basse, niveau genou d'une femme très grande d'1m64, mais on ne citera pas de noms), puis ça pogote, ça pogote, ça pogote. J'ai juste le temps de reprendre mon souffle pour me désapper, bijoux & couches de vêtements superflues (ainsi que la plupart de mes cheveux partis par poignées on ne sait où). C'est l'hystérie. Puis arrive It's Friday et là c'est plus de l'hystérie c'est du pétage de câble, une dizaine de personnes montent sur scène sous le regard un peu apeuré du groupe. On apprendra qu'il s'agit des tenanciers du stand merch' du groupe, alors on les pardonne. Tout le monde revient à sa place, empilés les uns sur les autres en une sorte d'amalgame vivant et suintant. Rock is so chic.
Puis entre les chansons c'est un peu club dorothée party, "merci à toi et à toi et à toi aussi, sans oublier toi, et toi sans qui on serait pas là" (on a pas eu le droit à dieu, aux parents et aux fiancées mais presque), puis, comme si on était une bande de punk demeurés n'ayant pas compris le principe de l'industrie musicale José nous révéle qu'ils préparent un nouvel album et donc qu'ils vont nous chanter quatre nouvelles chansons. Parce que ça marche comme ça un peu, chez MacInTheSound.
Heureusement les chansons ne sont pas (trop) décevantes, et une ballade s'introduit même, plus que bienvenue pour assainir l'ambiance. C'est là qu'on se dit "sainte marie mèreuh de dieu, ayez pitié de nous pendant ToyBoy".
Toy Boy étant THE tube du groupe. Repris en choeur par Heights "meltingvoice" Johnson & Powpy "la groupie des bassistes" Popovitch, s'il vous plait. Mais interruption encore d'un indésirable sur scène, ça devient chiant, ça nique un peu le moment clef du titre et ça fout les nerfs à l'assistance. "I wanna break...."
Je réalise que la voix n'a pas été trafiquée sur l'album et que le chanteur a un putain d'instrument planqué dans la glotte.
On se dit que Waste se fait attendre, et quand le rappel arrive on se dit carrément "oh misère". Powpy me rappelera dans le métro, quelques dizaines de minutes later que "I shot my friend non plus d'abord !".
Alors je proteste, rien que pour ces deux colonnes trajannes de l'album JE VEUX VOUS REVOIIIIIIIIIIIR !!!!
(chez vous ou chez moi ? ^^)
24/08/07
[Festivâl] Dernière partie en quatrième vitesse
Peter Von Poehl, blond décevant. On ne s'attendait pas à de la samba endiablée mais franchement il y a un manque d'énergie flagrant, pour nous c'est le premier concert de la journée. Le son est tellement merdique que les bruits de la foule le couvrent presque.
Le devant de la scéne n'attire pas des masses, résultat je prends des photos, et j'essaie de bronzer.

[Mais je m'applique pas des masses il est vrai...]
Je lui décerne cependant la victoire de la musique de la plus belle coloration capillaire du festival.
Jehro par contre obtient la palme de celui qui aura fait le plus danser et pourtant il est loin d'appartenir au cadre du rock & roll au sens biblique du terme. Seulement chanter pendant 20 minutes la même chanson finit par lasser 2/3 des membres de ce blog.
Je l'aime alors je reste, mais là encore, pas d'esprit "united festival".
Pour ça on comptait sur Cake, mais visiblement eux jouaient pour leurs fans les plus suiveurs. Ce que nous ne sommes pas. Ils privent les méconnaisseurs de leur I will survive et nous laisse avec un goût d'obscurité musicale.
Je n'ai pas senti de volonté de vouloir se faire connaître : après tout ils ne sont pas là pour se faire de la pub, mais après avoir annulé comme des lâches il y a deux ans ils auraient pu passer la quatrième.
[Non j'ai fait aucun néffort pour retoucher les photos, mais est-ce que mes compadre en font pour faire vivre le site hum ?]
Je n'ai pas vu Sharko donc no comment.
Clap You hands and say yeah par contre on les a vu, et on a trouvé ça nettement moins bien qu'en studio.
Tellement bien en studio que leur public hurle les paroles quasi en transe.
Alors qu'on a pas eu le temps de se mettre dans le bain ça nous refroidit un peu.
Franck Black par contre sera digne de sa réputation, une vraie leçon pour les autres groupes. Un public hétéroclyte et conquis, je regrette juste d'être seule à profiter du spectacle. Jusqu'au dernier moment j'attends un "Where is my mind" qui ne viendra pas.
Kaiser Chiefs étant la tête d'affiche on se réserve des places de choix mais malheureusement le son est tellement inaudible qu'il me faudra m'éloigner de 50 métres pour entendre ce qui ressemble à un "vrai" concert.
On s'aperçoit que finalement on connaît pas mal de chansons d'eux, ça fait presque parti de notre inconscient tellement ils sont overmédiatisés. Rubyrubyruby sera en second sur la setlist et joué à la va vite (pas de regrets pour ceux des vieilles charrues qui les ont loupé), leur rappel sera cependant bien sympa avec un "ohmygod" reprit en choeur par tout le festival.
On finira sur Aaron, mais la lassitude, la crasse et les gens bourrés dans tous les coins nous zapperont le "romantisme" de ce concert.
Bref, quand on est pas en couple c'est limite saoûlant. Ils joueront "Lily" pendant deux fois le temps de la chanson originale, les organisateurs pensaient sans doute faire de cette cloture de festival un moment mémorable : mouais.
Un festival donc plus mémorable dans le côté officieux, une organisation très approximative, on sent le départ d'Applincourt et on croise juste les doigts en se disant que pour six mois de préparation et un billet d'entrée toujours aussi accessible c'est finalement pas si mal.
Si ça devait se dégrader l'année prochaine, ce ne serait pas la même chanson...
21/07/07
[Festivâl] Chasse à l'autographe et première nuit - Part II
En fait on a un peu loupé Sean Lennon, pour cause de sit-in devant le carré V.I.P.
Mais en même temps les deux premières chansons n'apportaient rien de plus en live que sur le disque. Limite chiant. Comme tout cette saison...
...tout ou presque, parce que 2/3 des Naambasses présentent ce soir là devaient finir complétement addicted to les rois du dancefloor à paillasse : ! ! !
Quiiii ? chk chk chk. wowchwowchwowch. grr grr grr. C'que vous voulez.
Ils clôront le set du premier jour, dans une ambiance de convaincus puisque tout le monde a déserté le landside après un Wax Taylor piteux. (Non mais c'est quoi ce truc ? Il est où l'intérêt ? Pardon mais j'attends toujours des explications sur l'époustoufflement exprimé par les programmateurs quant à "cette relève de l'électro française".)
Le concert des rakes à 22h45 sera démoli par un son abominable, où les basses omniprésentes écrasent tout le reste.
Sinon on peut vous dire que le guitariste porte des tongs hors de scène et qu'il va aux toilettes comme tout humain qui se respecte.
Wala. C'tait le scoop "carré VIP" de cette année.
Enfin non, parce qu'à 1h30 du matin, Nic Offer, Vocaliste (huuuu) des !!! répondra à six cris de groupies nouvellement nées et viendra papoter avec nous quelques minutes, le temps d'un autographe et d'une lobotomie sur tous mes potes.
La nuit sera donc faite de parlotte avec d'illustres inconnus, de rumeurs farfelues (y'a des flics en civil, faites gaffe si vous allumez un oinj'), de pas dormage, d'essais techniques au micro sous forme d'orgasme tonitruant à 10h du mat' continuant pendant des heures exeupré pour réveiller les festivaliers...
Mais pas de concours d'air guitar au matin. Et les seuls événements musicaux de la nuit furent les joutes est-ouest dans le camping de qui gueulera le plus fort pour empêcher la soeur de powpy de dormir.








